Une vingtaine de collègues dans l’académie ne sont pas occupés depuis la rentrée. Vingt et pas deux cents. En effet, toutes proportions gardées, si le ministre disait vrai, dans notre académie de Nice, à proportion égale, on aurait trouver plus de 200 collègues TZR sans affectation. Autrement dit : en plus de travestir la réalité, il faut le dire clairement, il ment. Et ce mensonge confirme une chose : la déloyauté du ministre vis‑à‑vis des agent⋅es. Nous n’allons pas jouer l’indignation : nous le savions déjà.
Donc, oui, comme l’affirmait la CGT en déclaration liminaire « il transforme une multitude de fragments de sous‑services en un prétendu « stock » de TZR inemployés, alors qu’il s’agit pour beaucoup d’agrégats comptables. En présentant ces décimales comme des personnes réelles, comme une anomalie, il porte atteinte à la réputation du ministère en laissant croire que des milliers d’enseignant·es seraient payés à attendre, ce qui est faux et profondément injuste ».
Quant au « comeback » du RCD, il faut sacrément mépriser les lycéens pour ne pas savoir qu’ils l’ont massivement rejeté, tout comme la CGT. Leur demande est limpide : remplacer des heures de SVT par des heures de SVT, remplacer des heures d’espagnol par des heures d’espagnol. Pas par n’importe quelle heure « de garderie » bricolée pour masquer la pénurie.
