Le 9 Juillet dernier lors d'un Conseil Supérieur de l'Education, les organisations CGT, FCPE, FSU, FAGE, SUD Education, FNEC-FP-FO, CFDT EFRP, FEP CFDT, UNSA, CFE-CGC, Union étudiante, Les Lycéens ont refusé après un long débat en séance, le principe d’un vote sur le projet de décret prévoyant de punir un élève en raison du comportement d’un membre de sa famille et ont claqué la porte du CSE...
En effet la CGT Éduc’action ne voit dans cette proposition de décret aucune protection de la communauté éducative. Elle y voit en revanche des enfants potentiellement abandonné·es à leurs parents violents, si les faits sont avérés, dont les conditions d’étude seront considérablement dégradées. Elle y voit également un risque majeur d’utilisation abusive du dispositif et de chantage à l’obéissance!
La CGT Éduc’action constate également que le dispositif existant de protection fonctionnelle est souvent négligé par les directions, refusé aux personnels ou réduit à la portion congrue et que la détresse des personnels confrontés à des situations de violence est amplifiée par l’absence d’écoute et de prise en charge de l’institution.
À l’Éducation nationale, le service social en faveur des élèves, l’accompagnement médical et l’accompagnement psychologique fonctionnent en mode dégradé depuis plusieurs années, tant le nombre de postes est insuffisant
au regard des besoins. Nous rappelons également que les services départementaux d’Aide Sociale à l’Enfance et
les services de la PJJ sont également lourdement compromis par les coupes budgétaires.
Ce décret est un aveu d’échec complet de notre système, qui masque sous des dehors de prise en compte des
personnels un abandon de nos missions et un relationnel brutalisé avec les familles, loin des objectifs d’École
accueillante et égalitaire que nous revendiquons.
Justifier ce décret par la nécessité de protection des personnels est malhonnête.
La protection et la sérénité des personnels et de l’ensemble de la communauté éducative passent par les
revendications que la CGT Éduc’action porte :
- l’accompagnement et la protection des personnels par un accès réel à la médecine de prévention, aux
services d’accompagnement psychologique et juridique des personnels et l’application extensive des
dispositifs de protection fonctionnelle
- la construction de dispositifs de concertation et d’accueil permettant un dialogue constant avec les familles
dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
- la création massive de postes pour tous les métiers de l’Éducation nationale
- une diminution du temps de service des personnels et des temps de concertation pris en compte réellement
dans ce temps de service.