La quasi-totalité des scénarios économiques désormais publiés par les institutions économiques de référence, montrent que l’inflation 2026 sera supérieure à 1,7 %, et probablement comprise entre 2 % et 3 % en moyenne annuelle, avec une trajectoire en hausse au fil de l’année.
Cela signifie qu’à fin 2026, à politique salariale inchangée, les pertes de pouvoir d’achat indiciaire seront aggravées d’un à deux points supplémentaires, selon le scénario.
Au-delà du pouvoir d’achat, le choc 2026 produit un effet particulièrement visible : l’élargissement du périmètre des agents publics dont la grille indiciaire est rattrapée par le SMIC. Quel que soit le chiffre exact, cette situation ne peut plus être gérée par l’extension d’une indemnité différentielle qui dévoie la logique statutaire et alimente l’écrasement des grilles. Mais limiter l’analyse à la seule catégorie C de base serait une erreur stratégique.
Le choc 2026 traverse l’en semble du statut, et il produit un effet d’écrasement vertical inédit. Cette analyse entraîne des conséquences syndicales immédiates : nous devrons porter avec d’autant plus de force l’exigence d’une revalorisation générale du point d’indice en 2026, d’une refonte différenciée des grilles (caté gorie C, catégorie B, catégorie A), et d’une indexation de la valeur du point sur l’inflation, faute de quoi la Fonction publique entrerait dans une troisième séquence de gel particulièrement coûteuse pour les agents et pour la pérennité même du service public!
EN DECEMBRE 2026:
