Les discussions sur les lignes directrices de gestion de la mobilité du premier degré ont une nouvelle fois confirmé ce que la CGT dénonce depuis des années. Les modifications proposées sont marginales, soigneusement calibrées pour éviter les sujets essentiels. Nous l’avons rappelé sans détour : nos LDG (lignes directrices de gestion) ne respectent toujours pas le Code général de la fonction publique.
L’article L.512‑19 du CGFP impose un ordre impératif dans l’examen des demandes de mutation. La priorité revient au rapprochement de conjoint pour raisons professionnelles, puis aux situations de handicap, puis aux affectations en quartiers urbains connaissant des difficultés sociales et de sécurité. Cet ordre n’est pas une option. C’est la loi. Or, dans nos barèmes académiques, et particulièrement dans le premier degré, il n’est pas respecté.
Nous avons donné un exemple simple et incontestable. Un collègue marié ou pacsé, éloigné depuis deux ans, avec deux enfants, vingt ans d’AGS et vingt ans dans son poste, effectuant un vœu de type groupement de communes, voit ses critères prioritaires représenter 2,6 % de son barème dans le premier degré. Dans le second degré, ils représentent 41,2 %. Cette différence de traitement pour une situation identique est injustifiable et révèle un système qui a perdu tout sens.
Depuis des années, la CGT demande que la mutation retrouve sa fonction première : permettre aux personnels de mieux concilier vie privée et vie professionnelle. L’administration repousse toujours la discussion, invoquant des doutes sur l’impact d’un remodelage. Le résultat est connu. Le modèle actuel est une source massive d’insatisfaction, aggravée certes par la pénurie de postes, mais pas seulement. L’amélioration des mobilités est aussi un facteur de réduction du risque routier, risque professionnel majeur qui incombe à l’employeur et qui figure dans les feuilles de route RH.
L’administration répète vouloir harmoniser les règles. Nous avons posé la question : où est cette harmonisation lorsque des personnels, selon leur statut, sont traités de manière aussi inégale pour des situations identiques ? La réponse a été, comme toujours, d’une prudence extrême. La rectrice a expliqué qu’il s’agissait d’un « gros travail », qu’elle était favorable à intégrer davantage les critères familiaux. Elle a rappelé recevoir des courriers poignants de situations familiales dramatiques, tout en ajoutant qu’il n’était « pas raisonnable » de modifier ces règles lors d’une année électorale et qu’il faudrait le faire avec d’immenses précautions.
Nous avons répondu que si l’on veut avancer « par petites touches », alors pourquoi maintenir un délai de trois ans d’éloignement pour obtenir la moindre bonification pour le rapprochement de conjoint ? Ce n’était pas un grand chantier. C’était un simple choix politique. Gène....
Il faut revoir les LDG, harmoniser les règles et respecter la loi. Nous la défendons lorsqu’elle protège les travailleurs, et nous continuerons de le faire tant que l’administration persistera à contourner ses obligations.
|
Léger mieux pour les titulaires du CAPPEI du second degré
La CGT salue qu’à compter de la rentrée 2026, les titulaires du CAPPEI du second degré pourront enfin accéder aux postes de coordonnateur ULIS. C’est une revendication ancienne et légitime, qui répond à un réel malaise.
Ce sera une mouvement inter-degré mais le dispositif ne s’active qu’en cas de vacance connue à l’avance ou lors de création de poste à la rentrée suivante.
Dans la réalité, les possibilités seront donc très limitées. Conséquence, la plupart des postes resteront dans le giron du premier degré dès qu’un PE mutera à l’intra, seul un autre PE pourra postuler sur la coordination.
|