À chaque instance sur cet exercice, nous sommes dans une forme de redite de l’analyse. En réalité il y a 3 fondamentaux, 3 réalités structurantes qui déterminent tout le reste et sans eux l’insatisfaction de pourra que continuer à dominer. En effet, elle est grande ! La CGT s’en tient à les marteler car tout le reste n’est qu’ajustements techniques, les micro‑réglages ou les arbitrages de dernière minute et dont l’efficacité est nulle ou marginale, et les risques de rupture d'égalité réels.
Premier fondamental : la mobilité dépend des moyens. La difficulté croissante à obtenir une mutation n’a rien d’un mystère. Elle découle directement de la disponibilité des postes, donc des moyens alloués à l’académie. Et nous le redisons avec la même constance que depuis des années : notre académie demeure la moins dotée de France métropolitaine. Tant que cette réalité perdurera, les collègues continueront à se heurter à un mur lorsqu’ils souhaitent obtenir une mobilité quel qu’en soit le motif.
Deuxième fondamental : le coût de la vie impose une refonte de l’Indemnité de Résidence. Notre académie est la deuxième plus chère de France métropolitaine, et la situation est encore plus aiguë dans le 06. Nous l’avons dit à tous les recteurs et rectrices : l’Indemnité de Résidence doit être rénovée, profondément, durablement, pour correspondre à la réalité d’aujourd’hui et pas à celle de l’après‑guerre. C’est une remonté que vous devez faire. Sans cela, nous continuerons à voir des collègues contraint⋅es de fuir un département devenu financièrement insoutenable.
Troisième fondamental : la justice dans la mobilité. La mobilité c’est aussi une question de justice. Les priorités légales (rapprochement de conjoint, enfants, état de santé) doivent être respectées. La CGT l’a déjà dit lors du précédent CSA, elle le répète seule depuis des années et nous nous réjouissons que le SNUIPP rejoigne aujourd’hui cette exigence. En effet, dans le premier degré, contrairement au second, nous sommes très éloignés du cadre général de la fonction publique en matière de prise en compte des situations familiales ou médicales. Cette anomalie interroge, interroge la légalité de ce que nous faisons et donc de ce que nous devons corriger. Le prochain mouvement est désormais à moyen terme : cela nous oblige à agir vite, et à agir juste d’autant que c’est le seul levier que nous avons en main -en réalité- dans ce cadre institutionnel.
