Résultats Enquête travail

 

Toujours à l'écoute des personnels la CGT-Educ'action 83  a procèdé à une enquête individuelle et anonyme sur les conditions de travail, santé et salaires des collégues du Var.

 

 

Voici les principaux enseignements que l'on peut tirer de cette enquête:

Pour consulter l'ensemble des graphiques et des résultats ouvrir le document ci-dessous:

traitement-enq-2.pdf

 

Ambiance de travail : Violences et tensions

En ce qui concerne les violences, on constate une forte représentation des violences verbales on peut remarquer que 64% des collègues interrogés ont déjà été agressés verbalement par des élèves et un tiers par des parents ou par la hiérarchie. Même si la notion d’agression verbale est hautement subjective, il n’en reste pas moins que l’importance des chiffres interroge.

Fort heureusement les violences physiques atteignent des % bien moindre même si 9% des collègues disent avoir subi des violences physiques par les élèves et 2% par leur hiérarchie. Plus de la moitié des  enseignants interrogés (55%) connaissent des tensions avec la hiérarchie et 68% avec leurs collègues ( dont 44% parfois ) ; 27% trouvent même que les relations avec les collègues de leur équipe ( discipline, école) se sont dégradées ces dernières années. Et dans l’ensemble seuls 11%  estiment que leur relation avec l’administration se sont améliorées et 45 % constate une dégradation.

Quoi qu’il en soit 59% ne se sentent pas soutenu par leur  hiérarchie lorsqu’ils rencontrent des problèmes.

Environnement de travail :

Bien que minoritaire les personnes qui reconnaissent effectuer des mouvements douloureux ou fatigants au travail sont quand même 41% ; de même un tiers estiment avoir des problèmes de voix liés au travail et 1/5 des problèmes de vue.

Parmi les nuisances ressenties sur le lieu de travail 63% connaissent des problèmes d’insalubrités de leur lieu de travail (dont 15% souvent) ; 83% signalent des bruits gênants et une insonorisation insuffisante ( dont 42% souvent) , 82% des températures élevées  et 62% des températures trop faibles, enfin 77% se plaignent de devoir travailler à la lumière artificielle ( dont 38% souvent) et 59% de devoir effectuer des déplacements pénibles (dont 27% souvent). Globalement c’est près de 84% des personnes interrogées qui disent rencontrer (souvent 36%) ou (parfois 48%) des locaux mal adaptés.

Rythme et organisation du travail :

Contrairement à ce que l’on pourrait penser seulement 1 enseignant sur 2 (51% exactement) se plaint de son emploi du temps et 73% sont satisfaits  de la durée de leurs pauses déjeuners. Il faut donc chercher ailleurs la source de stress des collègues, puisque près de 82% se disent stressés par leur travail. En particulier 58% notent que les programmes sont trop chargés dans leur discipline et 53% se plaignent d’avoir des effectifs de classe trop chargés. Mais c’est clairement  un sentiment de course contre la montre suite à la multiplication des tâches administratives et péri éducatives qui ressort  puisque 62% disent ne pas avoir le temps d’effectuer le travail demandé. IL en est de même du temps de concertation qui est jugé insuffisant à 82%. Et une écrasante majorité (88%) se plaignent plus généralement du manque de moyens face aux objectifs fixés par leur hiérarchie, sans doute lui aussi facteur de stress.

Face  à ce stress qui augmente 42 % de collègues disent avoir recours à des médicaments ( souvent pour 12%)mais tous ( 97% !!!)  sont unanimes pour reconnaître que leur santé n’es pas du tout prise en compte par l’E.N. et que les réformes en cours dégradent encore plus leurs condition de travail ( à 92%)

 

Reconnaissance du travail et finalité du métier :

En outre le sentiment de ne pas voir son travail reconnu par l’institution est important ( 39 %) ; alors qu’une majorité 52% estime trouver une reconnaissance auprès des élèves  même si cette reconnaissance est  moins évidente auprès des parents ( 35%). La reconnaissance financière n’est pas non plus au rendez vous  puisque 64% des personnes interrogées trouvent leur salaire insuffisant et à 36% se disent obligés de faire des heures supplémentaires pour vivre correctement .

Dans les questions ouvertes l’absence de reconnaissance par notre employeur revient souvent : «  Il faudrait arriver à retrouver un peu de considération (pas pécuniaire) et de respect pour notre travail. » de même que le contexte de suppressions de postes « suppressions de postes massives dans le var = effectifs chargés et classes regroupées, plus aucun d&ea