CTA du 29 Mai 2019: Formation Professionnelle

Compte rendu Du Comité Technique Académique du 29 Mai 2019

Déclaration Liminaire de la CGT Educ'Action ( Bienvenue à M. le Recteur ! ) : Liminaire cta 29 05Liminaire cta 29 05

1) PAF ( Programme Annuel de Formation ) Premier degré (présentation de Mme ADAM, IENA du 83)   :

Nous recherchons à développer des équipes interdépartementales. Nous souhaitons tendre vers cela, vers des constructions collectives.

Les formations statutaires représentent 70% du temps au PAF

Concernant les formations transversales qui ont peu de succès nous devons faire un effort d’explicitation auprès des collègues, mieux informer les directeurs qu’ils s’en fassent le relai.

Les perspectives :

  • Mettre l’accent sur la formation des directeurs et leur accompagnement.
  • Augmenter le temps de formation à la gestion de crise.
  • Sans l’imposer, nous souhaitons construire des temps d’écoute pour les directeurs avec l’aide de psychologues (pour gérer les situations vis-à-vis des élèves, collègues, parents)

Elle insiste sur les propositions faites en REP+ en particulier sur les CP et CE1 dédoublés.

Elle insiste sur l’accompagnement dans l’école inclusive en associant aussi les AESH. Il faut faire ce travail en particulier dans l’optique de la mise en place des PIAL.

Remarques CGT :

Concernant la sécurité, il faudrait déjà commencer par former les directeurs sur la présence des registres, notamment le RSST ( Registre Santé et sécurité au Travail ) qui est fréquemment absent des écoles. Mais, il ne s’agit pas de les accabler car comme nous le disions en liminaire ce n’est que le résultat de la distance entre les CHSCT et les lieux de travail.  

Concernant les formations en REP et REP+, nous n’avons pas de mal à reconnaitre que c’est un succès, un succès qui est du notamment au fait que les collègues en formation sont toujours remplacés. C’est une différence notable avec les autres formations d’ailleurs. Cela explique certainement en partie la manque de succès de certaines de vos propositions. Ajoutons également à cela que l’éventualité de se former pendant les vacances n’est certainement pas attractive alors que le temps de travail dans la profession est déjà très élevé.

Enfin, concernant « Agir pour l’école »  et  la place qui lui est  donnée dans le PAF , ( c' est un lobby , qui tend a imposer une pédagogie à laquelle M. Blanquer est acquis ) nous voudrions avoir plus de précision. Nous sommes opposés à « Agir pour l’école » qui n’existe que parce qu’il a les bonnes grâces de Jean-Michel Blanquer. Or, ce que vous nous décrivez nous inquiète car cela ressemble surtout à une espèce d’essaimage.

Réponses de Mme ADAM : «je suis désolé mais ma réponse risque de ne pas vous plaire » 4 nouvelles écoles ont manifesté leur intention d’entrer dans ce dispositif [Ndlr. Il y a davantage d’écoles impliquées dans le 83 que dans le 06]. Il ne s’agit pas pour nous d’en faire la publicité. Il faut le prendre pour ce que c’est : un dispositif d’appuie et de recherche. On examine ce qui fonctionne bien et certains collègues ont été eux-mêmes surpris par l’amplitude des progrès. Il est donc important que nous partagions ces nouveaux gestes professionnels. Il faut aussi que nous montrions que nous respectons les choix de ces enseignants et les pratiques qu’ils mettent en place. Il faut d’ailleurs que nous soyons en capacité de faire cela plus souvent.

Aussi, nous prenons une part importante de la formation dans le continuum T1 T2 T3 en faisant le pari que nous investissons sur l’avenir en assurant les collègues dès leurs débuts.

« je veux surtout mettre en avant l’intérêt de se former en réseau car ce que nous constatons c’est que les acteurs et les formateur évoluent dans ce sens, prennent conscience des enjeux de se former en réseau ». Elle ajoute aussi que la CAPD Mouvement aura lieu le 19 juin dans le 83 et que cela va retarder le travail de l’administration sur les départs en formation, « on ne pourra y travailler qu’à partir du 24 ».

Sur le plan Villani Torossian nous allons au rythme de 8 écoles par an par circo qui passent à ce plan. Toutes les écoles devraient en bénéficier d’ici à 5 ans.

Concernant Magistére, nous allons développer la formation aux outils du numérique. Mais nous n’allons pas augmenter le recours à Magistère, nous considérons nous situer dans des proportions raisonnables.

Sur les évaluations c’est simplement un outil à disposition des équipes. Ce qui est intéressant c’est de pouvoir questionner : « comment certains élèves s’y sont pris pour réussir ou ne pas réussir ? » ça engage les équipes dans un questionnement et c’est la seule raison d’être. Il faut lever les tabous autour de cela.

VOTES

Contre : CGT , FSU,  UNSA

Abstention : FO

Pour : SNALC

2) PAF second degré présenté par l'  IPR de lettre Mme CAUCHY-BIANCHI.

Recteur : loue la « belle vitalité » du PAF et souligne la hausse du budget qui passe de 843000€ en  2015 à 1.148.000€ en 2019..

 Augmentation du nombre de personnels en formation : 43 % public désigné, 48 % candidatures individuelles. Possibilité désormais d’apprendre entre pair et se déclarer comme groupe d’apprenant entre pair. Ce type d’initiatives n’a pour le moment pas trouvé son public mais nous devons maintenir cela car les études internationales montrent leur efficacité.

Remarques CGT : « Nous sommes satisfaits de l’exposé qui vient d’être fait et qui rejoint ce que nous disions en liminaire. Oui, de l’avis de nos collègues le PAF s’appauvrit sans cesse. M. Le Recteur vous ne pouvez pas mesurer la qualité des formations données au volume du tome que nous avons entre les mains ou à l’expansion du budget ». Le PAF, c’est quoi pour l’essentiel des collègues ? Ce sont des formations obligatoires de qualité parfois médiocre. Si nous prenons pour la réforme du lycée , en effet, nous avons toujours été face à des IPR qui n’en savent pas plus que nous.

D’ailleurs c’est la même chose à chaque réforme. Pour celle des BTS l’an dernier les enseignants ont été les cobayes de leur IPR pendant deux jours sur la mise en place de la discipline CEJM . En conclusion, nous nous sommes juste rendu compte que l’attelage proposé [Ndlr. La discipline CEJM est Culture Economique Juridique et Managériale] était irréaliste.

Que dire aussi des formations prétendument pédagogiques où on nous parle de classes idéalisées et qui au final ne nous apprennent rien. Au final, une journée de formation pour un collègue c’est quoi : laisser ses classes, faire de la route -parfois beaucoup-, et avoir des frais exorbitants -que vous remboursez très mal et très tard.

Dans le cahier des charges vous faites référence au EPSF et cela n’a rien à faire là puisque ça n’existe pas.

Le PAF fait référence à la pré-rentrée des stagiaires une semaine avant leur affectation officielle. Nous vous interpellons sur le cadre légal dans lequel cela se déroule notamment eu égard à un éventuel accident de trajet des stagiaires. C’est un vieux sujet sur lequel nous vous avons déjà interpellé plusieurs fois avec pour seule réponse « heureusement cela ne nous est jamais arrivé » et votre prédécesseur, M. Le Recteur, nous avait dit que ces personnes devaient bien être déjà assurée quelque part, notamment si elles ont eu un job d’été ! Quelle est votre position sur cela ?

Enfin,  une question sur les CAPPEI puisque cette formation est référencée dans le PAF 2nd degré. Or, à notre connaissance, les personnels du second degré titulaire de cette certification ne peuvent jamais prétendre accéder à un poste de coordinateur ULIS par exemple. Il valide une certification longue et exigeante et ne s’en rende compte qu’après, à l’usage.

Le secrétaire génér