Audience rectorat

 

Lundi 9 Mars  la CGT Educ’Action a été reçue en audience au Rectorat.

Notre délégation était composée de Laure Boushor élue certifiée, Marie-Dominique Fièvre référente GRETA, Marc Leroy Secrétaire Général des Alpes Maritimes et Bernard Conte Secrétaire Général du Var

Voici  les nombreux sujets abordés, EN VERT les REPONSES de l'ADMINISTTRATION

  • Professeurs stagiaires

 Nous sommes revenus sur leur situation et sur leur formation:

 *Une surcharge de travail à cause de l'alternance qui entraine une discontinuité des enseignements donnés à l'ESPE et aussi à cause des très nombreux « devoirs à la maison » qui sont demandés aux stagiaires

 

* Des cours souvent très magistraux, une absence de coordination dans les différents enseignements avec des cours qui sont souvent "répétés", "rediffusés ", des Groupes d'Analyse de Pratique (GAP) qui ne remplissent pas leur rôle

 

* Une évaluation pour le Master trop centrée sur de la connaissance pure alors que  dans les classes on leur demande une évaluation par compétences

 

* La question des certifications CLES et C2I2E et de la titularisation des stagiaires sans ces certifications.

 

* Le statut des compte-rendu de visite en cours d'année et de leur influence sur la titularisation des stagiaires

 

* Des professeurs stagiaires qui doivent ajouter à leur surcharge de travail  d'extraordinaires temps de trajet, et une vie familiale pour certains qui sont parents sans que cela ne soit pris en compte par l’administration.

 

Le rectorat a reconnu que cette année l'accompagnement des professeurs stagiaires n'a pas été satisfaisant et  nous a entendu sur plusieurs des points précédents, ainsi nous avons obtenu qu'un groupe de travail inter départemental se mette en place pour envisager une refonte de la formation notamment en ce qui concerne l'alternance entre l'ESPE et le terrain.

De plus pour le 1er degré  il a bien été spécifié que seuls les Compte rendu de visite en cours d'année des Conseillers pédagogiques seraient transmis aux IEN et non ceux effectués par les PEMF, ces derniers ne transmettant que leur avis sur la titularisation.

Concernant les certifications, l'Education Nationale a payé à l'université la possibilité de certifier un grand nombre de Professeurs stagiaires. Selon le rectorat, il s'agit donc de permettre que le plus grand nombre de collègues stagiaires aient leur certification à la fin de l'année, la présence dans les modules vaut quasiment validation nous a t-on dit.

Si des cas de force majeure venaient à empêcher certains d'obtenir la certification, chaque cas sera étudié individuellement et avec bienveillance. 

Si vous êtes dans cette situation n'hésitez pas à nous contacter pour que nous fassions remonter vos difficultés et que nous puissions vous défendre auprès du rectorat: cgt-educaction83@orange.fr

 

Dans le 1er degré :

  • Education Prioritaire

compte tenu du fait que ce sont  les établissements du second degré qui déterminent désormais le secteur prioritaire.

Nous avons demandé que l'administration revienne  sur la situation de plusieurs écoles :

SUR HYERES:  les écoles Excelsior, Ferdinand Buisson, Val des Pins, Les Mouettes et la Segpa du collège Roux sont sorties de tout dispositif d’éducation prioritaire en dépit d’un « profil » qui justifie largement un classement  REP+, nous lui demanderons de revenir là dessus par un arrêté rectoral comme nous l’avons déjà obtenu pour six écoles dans l’académie d’Aix- Marseille .

SUR TOULON : Les écoles et groupes scolaires Jules-Muraire, des Remparts, Saint-Louis et de La Visitation devraient dépendre, au regard des difficultés des enfants et de leurs parents au réseau REP+ . (La CGT Educ’Action83 soutien l’action des parents et des enseignants de ces Ecoles (LIRE ICI))

Malgré tout, le rectorat a refusé de revenir sur la carte de l'Education Prioritaire, comme a pu le faire le recteur d'Aix Marseille.

Même si  la situation sur Hyéres retient toute leur attention, il est pour le moment hors de question de revoir le classement notamment pour des questions budgétaires.

De fait nous avons signalé que le rectorat par cette attitude intransigente prenait la responsabilité de voir le conflit se radicaliser et la CGT Educ'Action du Var restera mobilisée sur cette question.

  • La question des moyens pour l’école

Sur les 31 académies, nous sommes en queue de peloton dans tous les classements.  Le taux d’encadrement s’est  considérablement  détérioré . Pour le Var ce seront trente-deux postes supplémentaires à la rentrée 2015 c’est un nombre très insuffisant au regard des besoins.

Il manque plus d’une centaine de remplaçants dans les circos, cela entraîne plus d’une centaine de  classes sans P.E. chaque jour pour les élèves dont les enseignants ne sont pas remplacés, cela contribue au blocage du mouvement en réduisant l’offre de postes et cela  freine l’exercice du droit syndical pour les personnels, avec des IEN qui font pression sur les collègues pour qu’ils ne partent pas en formation syndicale au mépris du droit.

Il manque plus d’une quarantaine de PE spé (RASED)...ce qui détériore les conditions de travail des collègues qui tentent de pallier à ce manquement, en vain... car ils ne sont pas spécialisés!

Les psychologues scolaires sont aussi  en nombre insuffisant,ils ont moins de temps et une zone géographique qui s'élargit d'année en année, ce qui détériore là encore leurs conditions de travail et celles des collègues, avec des élèves peu ou mal suivis puisque souvent les psychologues scolaires sont obligés de définir des "priorités" . Cela entraîne un cumul de lacunes pour certains élèves qui ne sont pas pris en charge ou alors trop tardivement!!! Alors que dans le même temps on demande aux PE de repérer toutes les difficultés des élèves!

 Nous avons demandé une compensation des moyens manquants

 

Une quasi absence de réponse sur cette question des postes, sinon qu'il faut gérer la pénurie et fonctionner à moyens constants ou en légére hausse."C'est toujours mieux qu'il y a quelques années où des postes étaient supprimés" !!!

Sur les psychologues scolaires la difficulté viendrait même de l'absence de candidats avec  des postes qui sont non pourvus.

Il faut dire que vu la dégradation des conditions de travail il n'est pas étonnant que les candidats ne se bousculent pas !

En clair un discours inacceptable pour la CGT Educ'Action qui appelle tous les collègues à se mobiliser contre cette politique d'austérité le 09 Avril prochain. (voir ici)

 

  • Rythmes scolaires

Nous avons demandé après cinq mois de classe le bilan qu' en tire l'administration. En précisant que  les remontées du terrain traduisent une fatigue des enfants (maternelles et cycle 2 surtout), une difficulté patente dans l'articulation avec les TAP et surtout un contenu très pauvre. Voir notre constat plus complet : voir ici

Nous avons rappelé  que la CGT Educ'Action demande toujours une remise à plat de la réforme, car pour nous la lutte continue contre cette réforme! ( voir l'appel Intersyndical à ce sujet )

Pour l'administration il y a des points de satisfaction (!) surtout dans les communes qui avaient déjà des structures et des personnels préparés. L'absentéisme du mercredi matin, aurait disparu, en particulier dans le VAR! Il devra y avoir  des modifications, une  réorganisation des enseignements et une meilleure articulation entre le temps d'apprentissage , le temps péri scolaire et le temps en famille... et l'administration mise sur les PEDT pour y parvenir.

En même temps ils considérent que pour que des changements soient validés ,  il faudra un consensus entre les différents partenaires... Autant dire que dans ces conditions les aménagements seront marginaux!

Bref un déni et un immobilisme de l'administration sur cette question, qui doit d'autant plus nous encourager à nous mobiliser .

 

 

Dans le second degré :

 

  • Les IMP.

Le projet de circulaire déclinant le décret relatif aux indemnités pour missions particulières, dont le projet n’a recueilli aucun vote favorable lors du CTM du 11 février, présente des dispositions inacceptables et vise à développer l'arbitraire et les inégalités. Il introduirait une définition locale des rémunérations des personnels, mettant en cause leur statut national. Il serait un facteur considérable de division des personnels.

C’est pourquoi la CGT Educ’Action demande:

le retrait de ce projet : toutes les décharges doivent être maintenues et rester nationales.

- l'abrogation du décret d'août 2014 sur les obligations de service des enseignant-e-s, qui permet de telles dérives.

- qu'enfin s'ouvrent des négociations pour mettre fin au blocage des salaires.

 Pour l'administration il est urgent d'attendre sur cette question des IMP, mais en tous les cas c'est le rectorat qui sera chargé de valider l'utilisation des IMP par les EPLE (validation lettre de mission + rémunération), et pour éviter les dérapages ils proposeront  un cadrage académique càd une grille de rémunération des missions sous la forme de "fourchette" de rémunération par type de mission.

Nous avons bien sur fait remarquer que l'idée même d'une "fourchette" de rémunération pour une même mission, représentait la validation par l'administration d'inégalités de traitement inacceptables selon les établissements et que nous contesterions ce procédé y compris sur le plan juridique.

  • Concernant les moyens

Nous sommes revenus sur les DGH des établissements varois et en particulier des collèges qui perdent près de 2000 heures de DGH ( voir ici). Nous avons dénoncé le cas des chefs d’établissements qui refusent, au mépris de la loi, de faire voter le TRMD ou un contre projet de TRMD en CA et sur les conséquences que cela peut avoir notamment au niveau du mouvement Intra. (VOIR ICI)

Selon le rectorat il y a très peu de cas ( 3 ou 4 dans le Var) et dans le fond, juridiquement ce ne sont pas les chefs d'établissement qui décident...

Nous avons rappelé  qu'en tous les cas   la CGT Educ’Action accompagnera les collègues qui contesteraient la suppression  de tout poste budgétaire sur cette base , devant le T.A.

 

  • Effectifs

Nous sommes revenus sur la situation  des établissements du centre et de l'ouest du Var confrontés à une forte pression démographique , avec  de plus en plus d'habitants qui travaillent dans le 13 et viennent habiter dans le 83.Des situations de sur effectifs et donc de dégradation des conditions de travail comme à Cuers, Saint Maximin ou Besse sur Issole etc.. Nous avons demandé que des solutions pérennes soient trouvées!

Le rectorat nous dit être conscient du problème, mais la réalité est que les gens qui arrivent dans l'académie préfèrent aller vivre dans le Var.... Il faudra sans doute construire un autre établissement en plus du collège de Carcès mais ces constructions ne pourront pas se faire avant un horizon de  4 ou 5 ans...

En clair il faut comprendre qu' en attendant il faudra se débrouiller, préfabriqués et dégradation des conditions de travail seront le lot quotidien des collègues. La CGT Educ'Action ne peut se satisfaire de cette "réponse" et nous invitons tous les collègues de ces établissements à venir dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail lors du stage des 23 et 24 Avril prochain à La Garde ( voir ici)

 

  • Précarité/ Vie scolaire

Nous avons dénoncé  la précarisation de plus en plus importante des personnels, l'embauche croissante de contrats CUI ou AESH au détriment de contrat AED et mis en exergue les difficultés rencontrées par ces personnels aux contrats de 6 mois à s'intégrer aux équipes (de vie scolaire par exemple). 

Pour l'administration, s'agissant des AED, c'est une masse financière et non des postes budgétaires, or les lignes budgétaires sont contraintes (!). Le volume d'AED dans l'académie est toutefois maintenu. Quant aux AVS, pour l'administration  le passage au statut d'AESH est une pérennisation (sic).

La CGT Educ'Action organisera bientôt des réunions d'informations syndicales à destination de ces personnels pour leur rappeler leurs droits et construire la mobilisation. On ne peut se satisfaire de cette politique de précarité institutionnalisée!

 

  • GRETA

Nous avons dénoncé le fait que  les personnels ne sont pas consultés sur la prochaine carte et que  sur la fusion de certains GRETA, il n'y a pas de dialogue social , pas